e-limbo, e-zine de informacion y analasis de modos de vida actual
 
26.09.2017 / Sesión no Iniciada 
_Política

 _enviar articulo

e-mail emisor
e-mail receptor
Ayúdanos a evitar contactos automáticos
Anti Spam
Texto
 

En estos tiempos de hipercomunicación bastaría la invitación de enviar a un amigo cualquiera de los textos que consideres interesantes algo redundante: demasiada comunicación, demasiados textos y , en general, demasiado de todo.
Es posible que estemos de acuerdo... pero cuando encuentras algo interesante en cualquier sitio, la red, la calle, tu casa, o un lugar escondido y remoto, compartirlo no sólo es un acto (acción, hecho) de amistad o altruismo, también es una manera de ahorrar tiempo a los demás (y de que te lo ahorren a ti (si eres afortunado) a costa del tiempo que tu has podido derrochar (emplear) y el gustazo de mostrar que estuviste ahí (o donde fuera ) un poco antes (el tiempo ya no es más el que era).
Comparte con tus conocidos aquello que encuentras, es evolución.
Déclassement : quand l'ascenseur social descend
29-01-06 Revista de Prensa  

 


Nos enfants vivront-ils plus mal que nous?

Por François Dubet et Marie Duru-Bellat
Lors que nous avons longtemps vécu sur la confiance dans l'avenir, dans l'idée que demain serait meilleur qu'aujourd'hui, la tendance se renverse et nombre de Français pensent que demain sera pire qu'aujourd'hui et que nos enfants vivront plus mal que nous. En 2004, 60 % des Français se déclarent optimistes pour leur propre avenir alors qu'ils ne sont que 34 % à l'être pour ce qui est de l'avenir de leurs enfants (note 395 de la DRESS, avril 2004).


Ce sentiment ne procède pas d'un appauvrissement général (le niveau de vie moyen a sensiblement augmenté durant les vingt dernières années), mais de la crainte que le long processus de promotion et de mobilité sociale se retourne en menaces de chute et de déclassement, menaces d'autant plus mal vécues qu'elles prennent place dans une "société de classement" marquée par le souci de la sélection et de la hiérarchisation.

Cette crainte est fondée : l'écart de revenus entre les trentenaires et les quinquagénaires n'a cessé de se creuser en faveur des plus âgés, passant de 15 % dans les années 1970 à 40 % aujourd'hui. Il fonde la conviction selon laquelle les nouveaux venus seront plus mal traités que les anciens. Le risque de la chute sociale remplace la confiance dans un "ascenseur" permettant à chaque génération de monter, ne serait-ce que d'un étage.

Les diplômes et l'emploi. Ce sentiment de déclassement prend racine à l'école qui s'est longtemps appuyée sur la certitude que les études "payaient", certitude forgée à l'âge de l'élitisme républicain quand, les diplômes scolaires étant relativement rares, les enfants du peuple qui les obtenaient étaient sûrs de monter dans l'échelle sociale.

Elle s'est renforcée après les années 1950, tant que la multiplication du nombre des diplômés était parallèle à celle des emplois qualifiés. Durant près de vingt-cinq ans, l'ascenseur social a donc fonctionné sans faiblir pour ceux qui obtenaient des diplômes. Aujourd'hui encore, les jeunes diplômés s'insèrent mieux dans l'emploi que ceux qui n'ont pas de qualification scolaire. Mais cette loi générale présente de nombreuses failles : les emplois qualifiés ayant crû beaucoup moins rapidement que les diplômes, de plus en plus de jeunes scolairement qualifiés n'accèdent pas aux emplois auxquels ils pensaient pouvoir prétendre.

Parmi les jeunes quittant l'école avec le baccalauréat à la fin des années 1960, soit environ 18 % d'une classe d'âge, 70 % devenaient cadres ou accédaient aux professions intermédiaires. Aujourd'hui, cette probabilité est tombée à 25 % alors que près de 70 % d'une classe d'âge est titulaire de ce même diplôme. Plus encore, une enquête récente de l'Agence pour l'emploi des cadres (APEC) indique que, parmi les jeunes titulaires d'un bac + 4 et occupant un emploi, un tiers deviennent employés. Environ 35 % des jeunes titulaires d'un baccalauréat et d'un niveau supérieur entrés sur le marché du travail en 1998 sont déclassés par rapport aux positions qu'ils auraient occupées en 1990.

Le déclassement est particulièrement net dans la fonction publique, où 64 % des jeunes recrutés possèdent des diplômes très supérieurs à ceux que le concours requiert normalement. Tous les jeunes sont donc touchés, tous doivent en rabattre sur leurs espérances et leurs ambitions. C'est d'ailleurs un phénomène d'envergure européenne. Cependant, celui-ci est plus ou moins marqué selon les pays : ceux dont les systèmes de formation sont plus fortement associés au marché du travail connaissant à la fois moins de déclassement et moins de chômage.

L'ampleur de ce déclassement a plusieurs conséquences. D'abord, dans le même univers de travail, l'adéquation entre le diplôme et l'emploi est de moins en moins assurée, et la qualité des emplois que l'on propose à ces jeunes plus instruits a souvent de quoi les rendre amers. Pensons aux "intellos précaires" qui se multiplient.

Ensuite, les rapports entre les générations s'en trouvent profondément déséquilibrés. Les enfants du baby-boom ont bénéficié, à la fois, de la massification scolaire et de la forte croissance des emplois qualifiés, alors que leurs propres enfants, et bientôt leurs petits-enfants, doivent posséder beaucoup plus de diplômes pour espérer retrouver la position de leurs aînés, comme l'a montré Louis Chauvel (Le Destin des générations, PUF, 1998). Cela vaut pour les plus qualifiés comme pour les moins qualifiés : là où le père était ouvrier sans diplôme, le fils devra avoir obtenu, au moins, un baccalauréat professionnel pour égaler son père.

Enfin, si le déclassement touche toutes les catégories sociales, il le fait de manière très inégalitaire. D'une part, les petites différences entre les diplômes deviennent de grandes différences lors de l'entrée dans l'emploi. D'autre part, quand le lien entre le diplôme et l'emploi se distend, le capital social, les relations et l'entregent jouent un rôle grandissant dans l'accès aux contrats d'apprentissage, aux stages, aux entretiens d'embauches... Et au bas de l'échelle, il arrive que certains jeunes découvrent que les diplômes ne préservent pas du plafond de verre de la ségrégation et de la mauvaise réputation des quartiers difficiles.

Perte de confiance. Bien que les jeunes fassent contre mauvaise fortune bon coeur, comme le montrent les taux, toujours inférieurs, de déclassement subjectif (c'est-à-dire de sentiment de déclassement), cette expérience reste douloureuse. Pourquoi avoir fait tant d'études, pourquoi avoir imposé tant de sacrifices à sa famille, si c'est pour occuper des emplois très inférieurs aux ambitions et aux espérances forgées durant les années de formation ? Bien souvent, les jeunes ont le sentiment d'avoir été trompés par le système scolaire et cette déception n'est pas sans effets sur l'école elle-même. On sait que dans les quartiers les plus sensibles, l'amertume peut laisser place à la violence.

De manière moins spectaculaire, beaucoup d'élèves décrochent de l'école, choisissent de multiplier les petits boulots afin d'entrer, malgré tout, dans le monde du travail. Quel travail peut-on exiger d'un élève qui est dans une formation sans perspectives d'emploi ? Ces élèves et ces étudiants courent le risque de n'être socialisés ni à la culture scolaire ni à celle du monde du travail. L'affirmation un peu rituelle et vaguement hypocrite selon laquelle les études paient toujours ne doit pas masquer le fait que le doute s'installe quant à l'utilité de ces études.

Comment maintenir la foi dans la justice du mérite scolaire quand les méritants eux-mêmes finissent par perdre ? L'affirmation réitérée selon laquelle l'allongement des études et l'élévation du niveau de qualification scolaire sont un bien en soi repose à la fois sur des évidences et sur des illusions.

S'il est évident que chacun a intérêt à élever son niveau de diplôme, ne serait-ce que pour résister au déclassement, ce choix rationnel au niveau individuel entretient lui-même le déclassement général des diplômés au niveau collectif. Et, dans ce mécanisme, ce sont les plus faibles qui perdent le plus. Notre société a du mal à se défaire de l'illusion selon laquelle les diplômes pourraient se multiplier sans que leur relation à l'emploi n'évolue profondément.

La peur de la chute. Le déclassement n'est pas qu'une affaire de diplômes et de mobilité sociale limitée. Il est dominé par la crainte de la chute, et cela à tous les niveaux de la société. A la concurrence de ceux qui voulaient monter se substitue l'hostilité de ceux qui craignent de chuter. Les enquêtes sur le vote d'extrême droite montrent que le racisme "pur" et le nationalisme exalté pèsent moins que la peur de la prolétarisation et de la sous- prolétarisation, que la crainte de rejoindre le monde des parias et des étrangers, perçu comme une menace.

Dans les classes moyennes, la peur de la chute se manifeste par des phénomènes de fermeture et d'évitement tout aussi marquants. Fermeture sur les avantages acquis et les statuts souvent identifiés à l'intérêt de la nation et de la cohésion sociale quand les agents des services publics et des secteurs économiques protégés par l'Etat se défendent de toutes les

mutations perçues comme des attaques contre leur position sociale. De manière moins politique, les catégories sociales qui en ont les moyens se regroupent et évitent celles qui pourraient les entraîner dans leur chute. Lesplus riches colonisent les centres-villes pendant que les classes moyennes fuient les banlieues difficiles, quitte à payer cette protection par de longues heures de transport.

L'observation des stratégies de choix des établissements scolaires est à cet égard sans ambiguïtés : chacun cherche à fuir la catégorie sociale inférieure dont la fréquentation pourrait, pense-t-on, provoquer le déclassement de ses propres enfants. Aussi assistons-nous à un paradoxe étonnant : alors que la culture de masse et les convictions démocratiques nous rapprochent, chacun cherche à se protéger de ceux qui pourraient le faire descendre.

Des changements politiques. L'emprise du déclassement et de la peur de tomber entraîne insensiblement une transformation des cadres de la représentation politique. Au clivage traditionnel opposant la droite et la gauche sur la foi dans le progrès et le partage des bénéfices se substitue une autre fracture, plus sourde, et peut-être plus réelle, mettant en jeu la concurrence des risques et des protections dans une société qui semble menacée par la globalisation des économies et des cultures.

Cet enjeu oppose ceux qui pensent pouvoir gagner dans le nouveau jeu qui se dessine, à ceux qui sont sûrs de perdre, non seulement leur position, mais encore leur identité et leur honneur social. Le référendum sur le traité de Maastricht et celui de mai 2005 sur le projet de Constitution européenne ont tous les deux montré que les clivages politiques n'opposaient pas traditionnellement la droite et la gauche, mais ceux qui espéraient encore monter ou tenir leur position à ceux qui craignaient d'être emportés dans un déclassement fatal. Ainsi, la question de la nation, de sa nature et de sa cohésion recouvre-t-elle progressivement la question sociale puisque, les places étant plus rares, il importe de savoir qui peut participer de la société en train de s'élaborer et qui ne peut y prétendre.

Au-delà de la seule question technique de savoir combien d'individus montent et combien descendent les échelles de la structure sociale, l'accroissement du risque de déclassement transforme profondément nos représentations de la vie sociale. Quelle croyance partagée peut remplacer la confiance dans le progrès quand les schémas hérités des Trente Glorieuses relèvent de l'illusion nostalgique ? Quelles sont les politiques sociales les plus justes possibles quand le déclin de la croissance conduit à partager des sacrifices et des pertes bien plus que des bénéfices ? Enfin, et la question irrigue désormais la totalité de nos débats, que sont la nation et la citoyenneté quand l'Etat et les classes dirigeantes nationales ne paraissent plus maîtriser l'avenir ?



Publicado originalmente en www.lemonde.fr


   
 

Rating: 4 - 1 voto(s).

   
_COMENTARIOS
No existen comentarios.
Comentario / Comment:
  atención: para realizar comentarios tienes que ser usuario registrado.
        

_HistÓrico_Política

13-10-12_ Ivan Krastev: ¿Puede existir la democracia sin confianza?
09-10-11_ Habrá violencia, enfrentamientos y conflicto * Toni Negri
25-12-10_ La Zona Prohibida [NoGoZone]
28-03-10_ Historia de un desafuero
07-11-09_ Ginecidio y anticristo (y el devenir femenino del capitalismo identitario)
22-09-09_ Der Baader Meinhof Komplex
21-06-09_ Why do the people desire walls???
14-06-09_ Los enemigos de la SGAE
13-09-09_ Los piratas desembarcan en Venezia
17-09-09_ TEXTO CAPITAL DE LA TEORÍA QUEER. Treinta y siete años después en castellano (!)
01-01-09_ COMMUNE
14-09-08_ SARAH PALIN: Operation "Castration" * Jacques Alain Miller
31-08-08_ "CIBERMANI" por la LIBERTAD de EXPRESIÓN en CHINA
09-08-08_ El complejo poético-militar
06-07-08_ Necesito matarte, majestad
25-06-08_ La directiva de la VERGÜENZA
25-06-08_ The bank of common knowledge
27-04-08_ GOOD COPY, BAD COPY
12-04-08_ Tragic Extremes * Nietzsche and the Politics of Security
23-04-08_ The governance of Spain: between rock and hard place
09-04-08_ Elecciones y políticas culturales
25-03-08_ Tres apuntes sobre política cultural
02-03-08_ ¿Adónde va España?
10-08-08_ La encrucijada. Acción política, arte y comisariado.
20-02-08_ Lessig al Congreso???
24-01-08_ Made in L.A. * Hecho en los Ángeles
02-03-08_ Campaña del corazón
18-01-08_ Las primera batallas para suceder a RAJOY... OY....OY
25-12-07_ Lo cultural es político
16-04-08_ La producción biopolítica.* (Toni Negri y Michael Hardt)
15-06-08_ Malcolm X en Play Boy (1963)
30-08-07_ Shinzo Abe: out of time
01-01-08_ Gary Grant. El estilo como arte marcial
18-09-07_ El fin de la crítica???
01-08-07_Responsibility and neo-liberalism
26-08-07_ ¿Hay alguien que mole?
31-07-07_ Lo que Bush nos enseña cada día
24-07-07_ "Terror doctors": anatomy of a void concept
10-06-08_ Toni Negri * NoWork Festival 2004 (trans)
07-07-07_ Soldado de la Cyber resistencia
13-07-07_ Éxodo a ningún lugar
11-07-07_ La guerra de la informacion
30-06-07_ ¡Oh No Coronado!
26-06-07_ Como darse de baja de la SGAE
06-06-07_ Neutralidad en la red
11-05-07_ El nuevo pensamiento (que viene / que viene!)
08-05-07_Jihad: Idea and History
16-04-07_ ¿Campaña "antiparatería con doble sentido?
12-04-07_ La SGAE quiere ser el SHERIFF de la RED
12-04-07_ A liberal Muslim's letter to the west
27-03-07_  Jurassic Left: the strange death of France's "deuxième gauche"
24-03-07_ Jesus Camp
13-03-07_ Pedro J. censura a elmundo.es
11-03-07_ Conspiradores del futuro
22-10-07_  CONTRIBUTE / CONTRIBUYE 
24-02-07_ Major news: FAIR USE and FILM
23-02-07_ El misterio Gordon Thomas
20-02-07_ El Mundo y la verdad
18-02-07_  The new information ecosystem 
11-02-07_ The four faces of World Economic Forum
09-02-07_ El búnker judicial
30-01-07_ ¿Sirve de algo el boicot cultural?
28-01-07_ Revolution or Resistance
23-01-07_ Demagogo e injusto...
22-01-07_ Is another world possible without the women's perspective? 
19-01-07_ Bush TV
18-01-07_ Bush's White Whale
16-01-07_ Pequeños detalles clave
16-01-07_ Contra el fatalismo económico
11-01-07_ El papelito... el papelón...
09-01-07_ Flujos antagonistas * geografías de la multitud
09-01-07_  Is this how humans behave? 
01-01-07_ Aberrante (vídeo íntegro de la ejecución de Sadam)
30-12-06_ El índice de corrupción de los diplomáticos multados.
26-12-06_ La amenaza de la paradoja del control
20-12-06_ Nueva campaña de adoctrinamiento
14-12-06_ Adios al ASESINO
05-12-06_ Information liberation
05-12-06_ Let the IP debate begin.......
27-11-06_  Mahfouz's grave, Arab liberalism's deathbed
18-11-06_ A curse on difference: gays vs zealots in Israel 
13-11-06_ Climate change: the global test 
29-10-07_ TAZ * Chaos
08-11-06_ Un pequeño análisis sobre el éxito de Ciutadans (actualizado 8 _11_06)

01-11-06_Bienal NO, ARTE todos los días
01-11-06_Señores de la SGAE
25-10-06_Information between old and new worlds
22-10-06_T.A.Z.: The Temporary Autonomous Zone (1993)
17-10-06_Getting colder * climate change and America's elections
25-10-06_Orhan Pamuk’s epic journey
08-10-06_Sexo, China y la SGAE
09-10-06_Latin America’s new left: dictators or democrats?
30-09-06_Stanford Prison Experiment
28-09-06_¿Cuál es mi cámara?
24-09-06_Y Dios en el bolsillo de todos
20-09-06_Wired on OpenBusiness and Free Beer
18-09-06_The Free Voice of Labor: The Jewish Anarchists
13-09-06_Gallardón, 'el Artista'
14-03-10_ TAZ * Utopías piratas
08-09-06_L'Monde Diplomatique * Tele-Encuentro Iberoamericano
06-09-06_Trashorras * Un buen chico
03-09-06_G8gate
30-08-06_Anonymity on the net
20-08-06_Lebanon, Israel and the “greater west Asian crisis”
15-08-06_Carta de Ho Chi Min a Lyndon B. Johnson
15-08-06_An unfinished war
13-08-06_The levels of democracy
11-08-06_France and Lebanon: diplomacy of tragedy
01-08-06_México fragmentado
24-07-06_Žižek!
13-03-07_ En marcha el partido pirata español
20-07-06_Killing a nation, one airstrike at a time
06-07-06_El 'software' libre planta cara a las patentes...
01-07-06_Stopping the Big Giveaway * by John Kerry
30-06-06_Torture teachers
18-06-06_Planet Basel * La madre de todas las batallas
12-06-06_The Vietnam Obsession
09-06-06_Disinformation TV (Things you're not supposed to know)
30-05-06_Por una buena causa
19-05-06_S.O.S. Baronesa
06-06-06_Why Drunks Make Better Politicians
06-06-06_The Hackocracy * Why a MBA president can't manage the government
06-05-06_Entrevista * Catherine David
04-05-06_Interview with José Luis de Vicente
19-04-06_El pequeño Losantos y el Gran Wyoming
13-03-07_ Play Fuckin' Loud: Zizek Versus the Left •
09-04-06_¿La política controla al arte?
09-04-06_Manual de comportamineto...
06-04-06_La Próxima invasión
01-04-06_What Price Art?
01-04-06_ Letter of Resignation...
25-03-06_Political Games: conciencia política online
28-03-06_Los barones del PP buscan esperanza
18-03-06_Starship troopers
14-03-06_Entrevista | Toni Negri & Michael Hardt
13-03-06_Entrevista | J. G. Ballard
12-03-06_Nueva estrategia hiperpolítica
04-03-06_Methamphetamine Propaganda
27-09-07_ Francis Fukuyama: The acceptable face of the neo-cons?
01-03-06_Europe vs. Radical Islam
25-02-06_El sí de las niñas
03-08-07_ La postguerra de los movimientos
12-02-06_Derrick De Kerckhove: «soy global y ustedes también»
11-02-06_Intelligence, Policy,and the War in Iraq
07-02-06_El arte de los anfitriones
07-02-06_Las dos fotografías de Susan Sontag
03-02-06_¿Qué España?
03-02-06_Same old song
29-01-06_Déclassement : quand l'ascenseur social descend
29-01-06_Warriors and wusses
23-01-06_Carta a América
20-01-06_Fog of Secrecy
20-01-06_The Impeachment of George W. Bush
13-01-06_Why Drunks Make Better Politicians
06-01-06_What's in a hat?
06-01-06_Abramoff won't go down alone
17-12-05_In Speech, Bush Says He Ordered Domestic Spying
08-12-05_Discurso íntegro de Harold Pinter de aceptación del Nobel de Literatura
25-11-05_The political as a truth procedure
12-11-05_Variaciones del discurso sobre la integración
07-11-05_NO al cierre de la Sala Montcada de Barcelona
28-10-05_Prosecutor to Speak Soon; No Indictment for Rove Today
15-10-05_La Creación, según Bush
08-10-05_Creative Commons pide ayuda
20-09-05_¡BIENVENIDO A EE.UU.!
08-06-05_Arte, Instituciones y Democracia
23-07-07_ La Cultura del Mal

_ORBITAL_Política

_Servicios

test
Regístrate y disfruta de utilidades de administración y gestión de los contenidos de e-limbo*
Recibe las novedades en tu correo electronico.
El futuro está escrito en las estrellas... Horóscopo creado por J.G. Ballard y dedicado a todos vosotros.
Aplicaciones y herramientas necesarias para navegar y utilizar los contenidos del limbo electrónico e internet (www).
Artículos de e-limbo* en formato PDF preparados para viajar y aportar información allá donde estés. (y seguir salvando árboles)

_e-limbo * apoya

test

_Multimedia

_AUDIO >
Mais uma edição do podcast Música Livre para o Archivo Vivo, do Centro Cultural da Espanha/AECID. ...
_PODCAST >
Ante preguntas de oyentes y amigos, puedo responder ahora que Vía Límite continuará en Radio ...
_VIDEO >
SORPRESA¡!¡! An unreleased version of Talking Heads' "Psycho Killer" with Arthur Russell on cello
Optimizado: Firefox, Safari, Mozilla, Netscape, Konqueror, Explorer. Resolución óptima: 1024x768
ISSN: 1885-5229    Aviso Legal e-limbo.org*